Difficultés scolaires, manque de concentration, besoin permanent de bouger… Derrière cette enfance mouvementée se dessinait un TDAH, encore peu connu et reconnu dans les années 90.
Aujourd’hui âgé de 34 ans, l’humoriste toulousain a trouvé dans la création et la scène un formidable terrain d’expression. Il raconte sans masque son parcours et porte un message résolument positif : fonctionner différemment n’empêche ni de trouver sa voie, ni de s’épanouir.
Hugues Lavigne est né en 1991. Dès l’âge de 6 ans, ses parents comprennent que leur fils ne fonctionne pas tout à fait comme les autres enfants. À l’école, rester concentré est particulièrement difficile. Hugues écoute peu, s’égare rapidement et ressent constamment le besoin de bouger.
À cette époque, le TDAH, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, est encore loin d’occuper la place qu’il a aujourd’hui dans les discussions autour de la santé et de la scolarité des enfants. Commence alors pour Hugues un long parcours entre médecins, psychologues et professionnels de santé.
Très tôt, l’hypothèse d’un TDAH est évoquée et un traitement médicamenteux est proposé. Ses parents préfèrent cependant ne pas emprunter cette voie et ne poursuivent pas le processus diagnostique. Ils choisissent plutôt de chercher d’autres solutions pour l’aider au quotidien.
Le sport va rapidement prendre une place centrale.
Hugues en pratique énormément. Cette dépense physique lui permet de canaliser une énergie qui semble ne jamais vouloir s’arrêter. Ses parents ne lui parlent d’ailleurs pas véritablement de TDAH. Ils lui expliquent surtout qu’il fonctionne autrement.
Le « papillon » qui détourne son attention
Dans Hyperactif, Hugues utilise aujourd’hui l’image d’un papillon pour raconter ce qui se passe dans sa tête.
Dans son enfance, ce papillon est partout.
Il suffit de peu pour que son attention quitte ce qu’il est en train de faire et parte ailleurs. Pourtant, Hugues est curieux. Il s’intéresse à énormément de choses, mais rarement très longtemps. Il faut changer, découvrir autre chose, commencer une nouvelle activité. Son cerveau semble constamment chercher le prochain stimulus.
À l’école primaire, il ne mesure pas encore vraiment les conséquences de ce fonctionnement. Il a quelques amis et trouve son équilibre. C’est…

